Maths-Rometus
Rometus Contacts Sources Livre d'Or
Accueil
Maths et histoire
Maths et nombres
Maths et mots
Maths et jeux
Maths au collège
Maths et liens
samedi 25 mai 2019
Math'Rap
Télécharger le titre en MP3 de Math'Rap - Version courte
Sur certains navigateurs, cliquer sur le lecteur pour l'activer et l'utiliser
Mini stats :
6 061 359 visites
5 visiteur(s) en ligne

© 2019 Maths-Rometus
 
Rometus Contacts Sources Livre d'Or
Histoire des Maths
 
Introduction > Les civilisations mathématiciennes > En Chine
En Chine, on a la première machine !
(vers 1300 avant JC - vers 1300 après JC)
 

Samouraï
La Chine
Inscription sur des os
En Chine, l'usage des nombres est très ancien. Des inscriptions sur os datant du XIIIème siècle avant JC comportaient déjà des indications astronomiques.

Le carré magique
Chez les Chinois, les nombres restent un peu magiques : On travaillait sur les carrés magiques (dans lequel la somme des nombres par ligne, par colonne et par diagonale est la même) et d'après la légende, l'empereur Yu le Grand (2200 avant JC) aurait aperçu une configuration de carré magique (Luoshu) sur la carapace d'une tortue divine...

Pratiques divinatoires
Le calcul reposait sur des pratiques divinatoires.
Il était lié à l'établissement du calendrier (fait par les rois).

Les mathématiques restaient très proches :
de la bureaucratie des problèmes de comptabilité du calcul des impôts et des taux de change.
Bureaucratie
comptabilité
Impôts et taux de change

Dans le livre de mathématiques "Chiu Chang", qui date du Ier siècle après JC, on trouve :

  • des additions et soustractions de fractions et des pourcentages pour l'arpentage ;
  • des suites de nombres et la règle de trois pour les distributions proportionnelles ;
  • des racines carrées et cubiques pour les mesures des champs ;
  • des volumes de solides dans un texte pour les ingénieurs ;
  • des résolutions de systèmes d'équations à deux inconnues ;
  • des problèmes sur la longueur des côtés d'un triangle rectangle.

Dès l'origine, les nombres s'exprimaient dans un système de position avec un symbole pour chaque chiffre de 1 à 10. Vers 250 après JC, les Chinois ont aussi utilisé un système de numération avec des traits horizontaux et verticaux.
La numération chinoise

En arithmétique, les Chinois savaient déjà au IIème siècle avant JC travailler sur les fractions (les simplifier, les réduire au même dénominateur) alors qu'en Europe , on ne saura le faire qu'au XVème et XVIème siècle. Les mathématiciens chinois utilisent même déjà quelques nombres négatifs.
La réduction des fractions

Les Chinois pratiquaient l'algèbre sans utiliser les symboles, en écrivant tout en mots. Dès les années 1000, ils ont mis au point un système de notations qui leur permettait de manipuler des équations jusqu'au neuvième degré. Ils savaient résoudre les systèmes d'équations à deux inconnues et les équations du second degré. Vers 1100, les Chinois ont travaillé sur le fameux triangle que l'on a attribué plus tard à Pascal .

Monuments chinois
Boulier chinois
Après l'usage des cailloux, des entailles sur les os, des entassements d'objets divers, le boulier chinois "suanpan" est la première machine à calculer. On l'utilise vers le XIIème siècle. Le calcul avec les nombres chinois n'est pas très simple, c'est peut-être ce qui a incité les Chinois à utiliser le boulier.

Quelques grands mathématiciens chinois :

LIU HUI (vers 250), chinois :
Il trouve π ≈ 3,14159 en considérant un polygone régulier de 172 côtés.
Il détermine le volume d'un tronc de pyramide à base carrée.
Voir aussi certaines approximations de π

TSU CH'UNG-CHIH (430 - 501), chinois :
Il donne un encadrement extraordinaire : 3,1415926 < π < 3,1415927 qui ne sera dépassé qu'au XVème siècle.
Voir aussi certaines approximations de π

CHOU CHI-KIE (vers 1300), chinois :
Il traite d'équations jusqu'au degré 14. Il évalue aussi la somme des premiers carrés :
1² + 2² + 3² + ... + n² = n(n + 1)(2n + 1)/6, ce qui a été trouvé parallèlement en Arabie .

Voir aussi certaines approximations de π, numération chinoise
Haut